Trucs et logiciels

Les astuces ne doivent pas finir à la corbeille !

Suivre l’évolution du résultat d’une commande sous Unix

Une fois j’étais en stage, et mon tuteur devait copier le contenu d’un disque ailleurs. Pour une raison que je ne me rappelle plus, ça ne marchait pas sur son Mac (le disque était en ext je crois), du coup il m’a emprunté mon Ubuntu. Pour suivre l’avancement de la copie, il a lancé une commande permettant d’avoir le nombre de fichiers dans le dossier de destination actualisé toutes les quelques secondes. J’ai mis du temps à retrouver ce qui composait cette commande mais maintenant que je le sais, je le note ici pour que cela ne se perde plus.

Nombre de fichiers dans un dossier

Pour obtenir la liste des fichiers d’un dossier, on utilise la commande ls. Pour n’avoir qu’un fichier par ligne, on peut lui ajouter l’option -1 (qui affiche un fichier par ligne) ou -l (qui affiche la liste détaillée), ainsi que l’option -a si on veut prendre en compte les fichiers cachés.

La commande wc permet d’obtenir le nombre de caractères, mots et lignes d’un fichier. Pour n’obtenir que les lignes, on utilise l’option -l. On va donc l’appliquer sur le retour de la commande précédente grâce au pipe, ce qui nous donne

ls -1 | wc -l

On a ainsi le nombre de fichiers d’un dossier. Mais dans le cas où ce nombre de fichiers évolue et qu’on veut suivre son évolution, cela ne suffit pas. On va voir comment suivre le résultat de cette commande dans le temps.

Actualisation du résultat d’une commande

On va utiliser pour cela la commande watch, ce qui signifie « regarder » en français. Son utilisation est décrite ici : http://www.linfo.org/watch.html

Par exemple, pour suivre la liste des fichiers, on utiliserait :

watch ls -l

On pourrait alors vouloir utiliser la même chose pour notre commande précédente. Seulement , cela ne fonctionne pas, sûrement à cause du pipe. On doit utiliser une syntaxe différente :

watch 'ls -1|wc -l'

Et voilà !

On peut utiliser également l’option -d pour surligner les différences entre deux mises à jour.

Hadopi : spécifications du logiciel de sécurisation disponibles

Depuis le début on entend parler du logiciel de sécurisation en termes plus ou moins justes (pare feu open office…), on nous dit qu’il y en a plein de disponibles (Franck Riester face à Jérémie Zimermann sur France 5 ou Arte je ne sais plus), maintenant Hadopi a ouvert une consultation publique sur ce sujet.

Publique ? Pas tout à fait, en effet le texte n’est accessible qu’aux pros du secteur.
Source : http://www.numerama.com/magazine/16351-hadopi-une-consultation-publique-dont-les-questions-sont-secretes.html

Alors qu’elle organise une soit-disante « consultation publique » sur les moyens de sécurisation que les abonnés devront installer pour lui échapper, l’Hadopi n’envoie le document sur lequel porte la consultation qu’à certains types de professionnels, après vérification de leur qualité. Et sous la condition qu’ils ne divulguent rien de ce que dit le document. Une situation inédite.

Cependant, de bonnes âmes l’ont transmis à Numérama, qui ne l’a pas (encore ?) reçu. Une analyse en est donc faite ici : http://www.numerama.com/magazine/16363-exclusif-le-document-secret-de-l-hadopi-sur-les-moyens-de-securisation.html

Cependant, plusieurs sources qui ont eu communication du document, parce qu’elles répondent aux critères professionnels définis par la Haute Autorité, nous l’ont transmis. En application de la loi de 1978 et par application du droit à l’information, nous le diffusons ci-dessous malgré la notice « Confidentiel – à ne pas diffuser » qui apparaît sur l’ensemble des 36 pages du document. S’il le faut, nous défendrons en justice ce droit d’information du public.

Je ne l’ai pas encore lu en détail, je voulais juste faire tourner le lien afin que cette consultation soit bien « publique ».

On en parle ici aussi :
http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?pid=3631619#p3631619
http://bluetouff.com/2010/07/30/hadopi-la-labellisation-des-moyens-de-securisation-sannonce-compliquee/
http://pro.clubic.com/legislation-loi-internet/hadopi/actualite-355826-logiciels-hadopi-mouchards.html

Musique libre : REIN – EST! (pop,folk)

En ce moment je ne bidouille plus trop ma Lubuntu, mais j’écoute pas mal de musique libre (marre de ce qu’il y a à la radio, envie de ne pas jouer le jeu d’Hadopi ni d’acheter de la musique de gens voulant les DRMs et croyant que le P2P = piratage, toussa).

Alors comme je n’ai pas d’astuce à vous présenter là maintenant et que j’ai envie de poster pour dire que je suis toujours en vie, je vais vous présenter un groupe que j’aime bien. Et pour mon premier billet musical, je vous ai même pris des GNU/Linuxiens. Ils sont italiens, font du folk et le nom de leur groupe est REIN.

Voici le lien vers leur album EST! : http://www.jamendo.com/fr/album/10104

Couverture de l'album EST! de REIN

De la musique dynamique, une belle voix, cela me donne juste envie de les écouter et de me laisser emporter. (Je ne sais pas faire des critiques, veuillez m’excuser, du moment que la musique vous plaît :P)

[COUP DE GUEULE]Et flash ne marche pas, ne me manque pas trop alors je ne peux pas intégrer le lecteur. Pfff pourquoi tout réclame du flash…[/COUP DE GUEULE]

Que faire lorsqu’un dépôt est inaccessible ?

Sous GNU/Linux en général, les logiciels sont installés à partir de dépôts. Cela a de nombreux avantages, que je n’ai pas pour objectif de détailler ici, mais l’installation d’un logiciel peut ainsi se faire en une ligne de commande, le système allant chercher le logiciel dans le dépôt où il est répertorié.

Cependant, il m’est arrivé (et la dernière fois le jour où j’ai installé most) que le dépôt ciblé soit inaccessible. Sur cette capture d’écran, on voit bien que le dépôt fr.archive.ubuntu.com karmic/universe est inaccessible. Embêtant lorsque l’on veut un logiciel de ce dépôt, n’est-ce pas ?

Dépôt inaccessible

Heureusement, il existe au moins une solution, que je vais vous présenter ici : remplacer le dépôt français par le dépôt belge. Pourquoi belge ? Parce que la Belgique, c’est tout près.
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Avoir un man en couleurs

Lorsque l’on regarde le man d’un programme, on a toujours cet ennuyeux manuel écrit en blanc sur le fond qu’on a choisi :

Man normal

Il existe un moyen d’égayer tout ça et d’obtenir ceci :

Man en couleurs

Cela se fait en changeant le pager utilisé – c’est-à-dire la commande permettant de naviguer dans l’aide page par page. Par défaut, c’est la commande less qui est utilisée. Elle est bien pratique, mais n’affiche pas en couleurs. Pour y remédier, on va changer de pager et utiliser most (après more, less, voici most !). Ce dernier n’est pas installé par défaut, il faut donc le faire :

sudo aptitude install most

On va maintenant ajouter dans le .bashrc (le fichier lu à chaque ouverture de console) que nous voulons que le pager par défaut soit most et non plus less. Pour ce faire, on ajoute la ligne suivante à la fin du fichier :

export PAGER=most

On recharge le .bashrc pour prendre en compte les modifications :

source ~/.bashrc

On vérifie :

echo $PAGER

et si tout va bien, le résultat est most.

Nous pouvons maintenant afficher le man en couleurs (oui c’est la même image qu’avant mais c’est pour le plaisir) :

Man en couleurs

MOC, un lecteur de musique en console

Lorsque l’on a souvent un terminal d’ouvert, il peut être fastidieux de bouger la souris pour aller lancer le lecteur de musique, ou changer la chanson à jouer. Un lecteur léger, facile à utiliser, thémable et en console existe : il s’agit de MOC (music on console), qui se décompose en deux parties : l’arborescence des fichiers, à gauche, et la liste de lecture, à droite. Le passage de l’un à l’autre se fait par la touche Tab. Voici l’interface par défaut :

Thème par défaut de mocp

L’installation sous Ubuntu ou Debian se fait très simplement par la commande

sudo aptitude install moc

et le lancement se fait ainsi :

mocp

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Installation de Crunchbang Linux

Avant d’installer LXDE sur Ubuntu, j’ai découvert une autre distribution, Crunchbang Linux, basée sur Ubuntu avec le gestionnaire de fichiers Openbox et le panel tint2. Étant assez légère, je l’ai installée pour avoir une distrib plus rapide à démarrer. Ceci était vrai lorsque j’avais installé Ubuntu Jaunty, je ne sais pas si ça l’est encore maintenant que j’ai Xubuntu Karmic. Quoi qu’il en soit, je vais quand même vous présenter l’installation à travers une série de captures d’écran. Comme sur toutes les *buntu que j’ai pu voir jusqu’à présent, il est possible de faire l’installation à partir d’un live-cd.

Voici des images de mon bureau après installation et configuration (minimale) :

Bureau vide

Bureau rempliLe fond d’écran et l’image de fond du terminal sont des fonds d’écran venant du forum de Crunchbang Linux réalisés par akaned.

Fond d’écran Tux Builder

Fond du terminal Crunchbang Bubbles

Comme les captures de l’installation prennent pas mal de place, je vous invite à suivre ce lien si vous voulez les voir :

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Se connecter à un réseau sans fil en ligne de commande

D’habitude, je me connecte au réseau sans fil de chez moi en utilisant l’applet Network-Manager ou nm-applet. Cependant, suite à je-ne-sais-quelle manipulation faite hier, j’ai eu la mauvaise surprise de ne pas le voir s’afficher sur le lxpanel. Comme la connexion n’est pas automatique, j’ai une belle notification me disant de cliquer sur une icône inexistante pour me connecter au réseau sans fil. Vous voyez l’ironie… J’ai donc cherché comment me connecter au réseau en ligne de commande et trouvé un tuto très bien fait sur le site de Comment Ça Marche. Chez moi, la connection est en WEP, oui je sais c’est pas bien, mais c’est pas moi qui la gère, et ya pas trop de pirates potentiels dans le coin.

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Avoir un conky fonctionnel sous LXDE

Souvent, lorsque je regarde des images de bureaux postées par d’autres Linuxiens, je vois un widget affichant un grand nombre d’informations sur le système (le nombre de processus, leur occupation mémoire…), le réseau (adresse IP…), ou même la météo. J’ai voulu moi aussi tester cela (ça fait un peu penser à vista même si le rapport est très faible, en effet ce ne sont pas des widgets de bureau comme les gdesklets par exemple). Le programme s’appelle conky, et sa configuration se fait grâce à un ou plusieurs fichiers textes, généralement .conkyrc. Le lancement en arrière-plan se fait avec la commande suivante :

conky -d [--config=<fichier_de_configuration>]

Sans fichier de configuration précisé, le fichier utilisé est ~/.conkyrc.

La syntaxe de ce fichier n’est pas simple au premier abord, mais des gens sympa ont donné le leur et la capture d’écran associée sur le forum Ubuntu, c’est là que j’ai trouvé la base de mon .conkyrc.

Voici le résultat final (le .conkyrc est en fin d’article) :

Conky dans ma session LXDE

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Changer les raccourcis clavier sous LXDE

Contrairement à Xfce ou Gnome, LXDE n’intègre pas par défaut de gestionnaire de raccourcis clavier. Cependant, tout n’est pas perdu : il suffit, pour ce faire, d’éditer le fichier .config/openbox/lxde-rc.xml. Cela peut se faire grâce à la commande

leafpad .config/openbox/lxde-rc.xml &

Personnellement, j’utilise plutôt emacs23, qui intègre nativement la coloration syntaxique du xml et que j’utilise depuis que je connais GNU/Linux. Mais passons.

Pour accéder à la partie du fichier qui nous intéresse, celle des raccourcis clavier, faites une simple recherche du mot « keyboard« . Vous arriverez à une zone composée d’éléments XML keybinding, qui signifie « raccourci clavier ». Passez les parties

<!-- Keybindings for desktop switching -->

et

<!-- Keybindings for window switching -->

(sauf si vous voulez les modifier), vous voilà maintenant devant les parties intéressantes : les raccourcis clavier pour lancer les applications. Voici deux exemples de définition de raccourcis clavier :

<!-- Launch Firefox with Alt+F -->
 <keybind key="A-f">
    <action name="Execute">
       <command>firefox</command>
    </action>
 </keybind>
 <!-- Launch Pidgin with Windows+P -->
 <keybind key="W-p">
    <action name="Execute">
       <command>pidgin</command>
    </action>
 </keybind>

La syntaxe est toujours la même : d’abord la combinaison de touches à utiliser, avec les touches séparées par des tirets. « C » signifie Ctrl, « A » Alt et « W » Windows ou Super. Les touches FX (X entre 1 et 12) se notent FX aussi, les touches des lettres se notent en minuscule (ex : pour la touche « A », on écrit « a »). Tout ça, je l’ai vu en examinant les exemples de raccourcis déja présents dans le fichier.

Ça fait du bien !